La Fédération française de football a annoncé la composition du championnat National pour la saison prochaine. Créteil et le Paris FC, qui sortent d’une bonne saison, seront toujours là. Mais la troisième division, bâtarde entre le monde pro et l’amateurisme accueillera un petit nouveau, l’UJA Alfortville. Problème, les gars du 94 pourraient devoir jouer à Sarcelles.
l’UJA, second de son groupe de CFA est pour l’instant invitée à l’étage supérieure, en attendant une éventuelle réintégration (toujours possible) de Strasbourg, expulsé pour des questions financières. Si cette montée se confirme, l’Union des Jeunes Arméniens d’Alfortville, un des nombreux clubs communautaires du Grand Paris, devra déménager puisque le parc des sports de Choisy-le-Roi ne répond pas aux attentes de ce niveau et au cahier des charges de la fédé.
Sans revenir sur le problème des installations sportives de haut niveau dans la région, une question concrète se pose: où loger les petits gars du 94 ? Trois hypothèses sont avancées par les dirigeants.
1-Créteil. Bon point, c’est à côté d’Alfortville, et on ne peut pas dire que les Lusitanos fassent particulièrement vivre le stade Duvauchelle et ses 12.000 places. Stade trop grand pour un club de National, il pourrait tout à fait en accueillir deux. Problème: le boss de Créteil, Armand Lopes, et les politiques locaux ne sont pas de cet avis, et ferment la porte au nez des protégés de l’éphémère homme fort du PSG, Michel Moulin.
2-Le stade Marville/Parc de la Courneuve. Quoi de mieux que de séparer de trois bons quarts d’heure de route une équipe de son foyer ? On aurait un véritable club du Grand Paris, s’entrainant dans le sud du 94 pour jouer dans le nord du 93. Pas forcement gênant pour un club qui pense depuis longtemps à la Ligue1 et à se renommer “UJA Paris”. Le transfert est à l’étude et le Stade Marville a l’avantage de n’avoir aucun club résident. Autre problème, mis à part la distance, la location du terrain serait payante.
3-Tant qu’à faire, autant aller directement dans le Val d’Oise. A la différence des deux premières options, il semble qu’il y ait une véritable volonté d’amener l’UJA à Sarcelles. Le maire François Pupponi serait chaud bouillant à l’idée d’avoir un club de National à la maison pour pas un rond. Il suffirait d’une dérogation pour que les 1.000 places du Stade Nelson Mandela soient retenues. Bon ou mauvais présage, Le Parisien rappelle que le complexe est situé rue du 24 avril 1915, soit la date qui marque le début du génocide arménien.
François Mazet
