Tremblay en France: le bus, une espèce en voie de disparition? – Faits des Quatre Saisons

Le bus, (dérivé du latin autobus), est un animal végétarien, dont la taille peut varier. Les premiers spécimens sont apparus dans nos contrées en 1826, à Nantes. Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, il a prospéré partout en France et dans le monde, devenant incontournable. Animal doux et placide, il se laisse volontiers diriger par des cornacs formés à cet effet. Les passagers peuvent sans trop de craintes se déplacer sur son dos. Au fil des années, plusieurs espèces se sont développées: Autosan, Evobus, Volvo ou encore Scania. Certains, très rares, peuvent même voler, comme le bus magique ou le Knight Bus.

Mais, malheureusement, il semblerait que sa douce vie soit remise en cause ces dernières semaines, laissant planer une inquiétude sur son avenir. Dans certaines banlieues françaises, notamment à Grigny, mais surtout à Tremblay, des chasseurs se sont mis en tête de l’attaquer. Tels Buffalo Bill et les chasseurs de bisons, leurs motivations sont floues, à part peut-être le plaisir, la montée d’adrénaline et le contrôle d’un territoire.

Leurs techniques de chasse sont sommaires mais diablement efficaces. A la Grande Borne le 7 avril, le pauvre animal, qui est incapable de se défendre, a été incendié, tout comme à Tremblay en France le 31 mars. Dans cette dernière ville, hier soir, trois bus ont été caillassés jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les assaillants, obsédés par l’animal, n’ont cure qu’il y ait un cornac ou des passagers.

Les autorités semblent impuissantes face à ce phénomène. Pour l’instant, le doux animal n’a pas encore quitté ces territoires dangereux. Il ne faudrait pas que sous la pression leur nombre diminue radicalement et qu’ils migrent vers des réserves protégées: Paris intra-muros ou les vertes plaines du 92 et du 78.

Quentin Girard

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