Un bus peut-t-il nager dans la Seine? – Revue de presse

L’actualité continue, même un 2 août. Un bus dans la Seine, la Moldavie, la Courneuve, les Hauts-de-Seine et les Halles sont à l’honneur cette semaine.

  • Noyade

Un bus qui coule dans la Seine, c’est impressionnant. Mais quand on sait qu’il est vide et que son frein à main était mal serré, c’est drôle (UrbanFeeds)!

  • Appétits
  • Les Hauts-de-Seine sont un formidable terrain d’embrouilles politico-judiciaires croustillantes qui se réveillent à chaque élection. On veut du rab’ et on va être servi. André Santini a annoncé qu’il renoncerait à certains de ses mandats suite à sa nomination à la tête du grand Paris, et déjà TF1 imagine le vieux centriste passer son siège de député au jeune Sarkozy. Les Hauts-de-Seine, entre Dallas et Plus Belle la Vie.

    Mais un autre nom est venu sur les lèvres des responsables politiques du département, celui de Jean Sarkozy qui cherche à poursuivre son implantation électoral après son échec dans sa tentative de prendre la tête de l’Epad. Vendredi dernier, le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian a qualifié laconiquement sur RTL de “supputations” pourrait céder à terme son siège de député des Hauts-de-Seine au fils du chef de l’Etat : “Ce sont des supputations. Je ne peux pas vous répondre”.

    • Jeune H. ch. Pt boulot

    Le blog du Monde.fr Urbains sensibles suit Saïd, jeune majeur de la Courneuve dans  sa quête d’un job saisonnier. Visiblement, c’est “la dèche“…

    Au bout de quelques jours, comme prévu, Saïd a bien reçu la convocation à Pôle emploi qu’il attendait. Malheureusement,  non sans couac : le rendez-vous promis lui était proposé… la veille du jour de réception du courrier. “De toute façon, plein de gens m’ont dit que ça servait à rien Pôle emploi, alors je laisse tomber…” Un mois plus tard, le 30 juillet, aucune de ses démarches n’avaient abouti. “Je n’ai eu aucune réponse, même pas négative… Ils n’ont même pas pris la peine de me dire que je n’étais pas pris. L’intérim dans la comptabilité, ça l’a pas fait. Ils demandent toujours au moins un BTS.”

    • Paris la muse

    Paris inspire les cinéastes cet été d’après MonCinéma. Alors que la chasse au Woody Allen est en cours tout l’été (facile, il tourne dans le Vè), les estivants peuvent s’adonner à la chasse à la Madonna en ce moment même et Martin Scorsese fera le gibier plus tard dans le huitième mois. Une attraction largement sponsorisée par l’Etat. Bon courage!

    Mis en place fin 2009, le crédit d’impôt international – qui s’étend à 20 % des dépenses de production réalisées en France, jusqu’à un plafond de 4 millions d’euros – a été décisif pour attirer ces tournages.

    À ce jour 22 productions, séries télé comprises, en ont bénéficié, ce qui représente 330 jours de tournage et 100 millions d’euros de dépenses.

    Selon Thierry de Segonzac qui dirige la Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (Ficam), le crédit d’impôt génèrera rapidement «plus de 200 millions d’euros de dépenses par an».

    «Pour les films en prises de vues réelles, le crédit d’impôt a pleinement atteint son objectif : générer de l’activité économique, et permettre aux cinéastes étrangers de filmer la France en France et non plus de la simuler ailleurs», explique à l’AFP Franck Priot, délégué général adjoint de Film France, une structure qui assiste les productions étrangères dans l’Hexagone.

    • Dimanche au boulot

    Sans augmentation de salaire ni jour de récupération. Les Echos souligne le refus de la Préfecture de Paris de classer les zones touristiques de capitale en Périmètre d’usage de consommation exceptionnelle. Les salariés vont continuer à trimer.

    Pour les salariés, la dénomination Puce donne droit à des contreparties fixées par accord collectif, et par défaut, à un repos compensateur, un salaire doublé et la possibilité de refuser de travailler le dimanche.

    Pour la CFTC, la décision du représentant de l’Etat est contraire à la promesse faite par Nicolas Sarkozy, qui affirmait que “ceux qui travailleront le dimanche seront volontaires et payés le double”.

    • Les Halles

    Bisbilles autour de la rénovation du quartier des Halles. Les riverains luttent contre un projet qui vise à virer les arbres et les dealers du centre de la capitale. Selon le Point, ils ont déjà retardé les travaux supposés qui devaient commencer en mai.

    “C’est la destruction complète d’un jardin qui est maintenant mature. L’abattage de 343 arbres dans un milieu urbain, ça fait quand même mal”, dit à Reuters Gilles Pourbaix, président de l’association de riverains Accomplir.

    Cette dernière et le groupe UMP du Conseil de Paris ont réitéré cette semaine leur hostilité au projet de rénovation, qui vient d’être déclaré d’utilité publique par le préfet de région.

    Après travaux – qui devraient durer six ans et coûter 760 millions d’euros -, le Forum sera doté d’une “canopée”, vaste toit de verre et d’acier ondulé haut de 14,5 mètres.

    Gilles Pourbaix, 58 ans, qui vit dans la rue Saint-Denis, connue pour ses sex-shops et ses prostituées, craint un embourgeoisement du quartier.

    “Devenir un nouveau Saint-Germain-des-Prés, nous, on veut pas”, dit-il, en référence au quartier intellectuel et chic sur la rive gauche de la Seine.

    Aux Halles, le trafic de drogue est un problème depuis les années 1980, avec la présence de vendeurs de cannabis dans le jardin et de trafiquants qui attirent SDF et consommateurs à l’intérieur du Forum, selon un rapport des autorités datant de 2004.

    • Moldavie-sur-Seine

    Pour le plaisir de citer un article du Monde Diplo, même s’il n’est pas accessible in extenso sur le net. L’histoire des émigrés de l’Est relié à leur famille par Igor, un chauffeur de minibus, une histoire pas courante.

    Igor est l’un des dix chauffeurs de minibus qui assurent la liaison régulière entre Corjeuti et l’Ile-de-France. Il estime à trois mille le nombre de ses clients potentiels installés en région parisienne. Une fois par mois, facteur informel, il fait la tournée des foyers pour apporter des colis de Moldavie et, plus souvent, emporter au pays courrier, argent ou cabas gonflés de denrées.

      Olivier Monod

    About the Author

    Olivier Monod, digne représentant de la génération Kebab, 8.6 Bavaria et premier RER, son histoire est celle d'une pénible ascension. Né dans une banlieue lyonnaise, il monte à la capitale en 2004 pour atterrir à Cachan. Après 4 ans de Noctilien, il escalade les dernières difficultés pour s'installer sur les cimes de la station Pyrénées. Il plaide pour une démystification de la banlieue auprès des Parisiens de souche et rêve d'un futur où inviter ses potes à Antony n'est pas plus compliqué que de les amener à Montmartre.