Faire de la politique et avoir des problèmes avec la justice n’est pas rare, notamment en Ile-de-France. Et être condamné n’empêche pas forcément d’être soutenu par ses pairs et élu ou réélu ensuite. Petite revue non exhaustive.
Ah! l’affaire Ali Soumaré. Un jeune noir, qui vient de Villiers-le-Bel, ressemble «à un joueur de la réserve du PSG» et qui s’engage pour le PS, c’était forcément louche pour certains membres de l’UMP. Ni une, ni deux, ils ont déniché des actes d’accusation mettant en cause la tête de liste PS dans le Val d’Oise, qui aurait donc «un casier judiciaire chargé».
Et ces élus de monter sur leurs grands chevaux en déclarant que c’est absolument inacceptable, qu’il doit se retirer… Pourtant, faire de la politique et avoir des problèmes avec la justice n’est pas rare, notamment en Ile-de-France. Et être condamné n’empêche pas forcément d’être soutenu par ses pairs et élu ou réélu ensuite. Petite revue non exhaustive.
Les stars
Charles Pasqua Il serait trop long d’évoquer toutes les condamnations ou mises en cause de Charles Pasqua. En octobre dernier, il a été condamné à un an de prison ferme dans l’affaire de l’Angolagate. Il a depuis fait appel et a crié sur toutes les télés son innocence et sa volonté de révéler des secrets d’Etat.
Patrick Balkany L’homme est un des plus grands spécialistes français des affaires judiciaires. En mai 1996, il a été condamné à quinze mois de prison avec sursis, 200.000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité. Sa faute? Un délit de prise illégale d’intérêt: il avait rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. Ce qui ne l’a pas empêchée de récupérer la mairie de Levallois en 2002. En 2003, il a été reconnu coupable d’avoir diffamé et injurié une élue communiste. La gestion financière de sa mairie est également régulièrement mise en cause.
