La question peut paraître incongrue quatre ans avant les élections municipales de 2014, mais elle est pourtant dans les têtes de tous les verts et socialistes parisiens. Surtout, Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë ont dû y penser plus que tous les autres. L’année dernière, les verts sont arrivés largement devant les socialistes pour les élections européennes dans Paris intra-muros. Les résultats du premier tour des régionales étaient donc un nouveau grand test pour les deux partis.
Le 14 mars, le Parisien a suivi toute la journée Anne Hidalgo. «An-goi-ssée. Hier soir, la première adjointe du maire de Paris, Anne Hidalgo, a mis du temps à se déstresser», jugeait le lendemain le quotidien. En 2014, normalement, Bertrand Delanoë ne devrait pas se représenter et c’est sa première adjointe qui devrait lui succéder à la tête des listes socialistes. Celle-ci a été sur-active pendant la campagne régionale, sur Twitter et sur le terrain, inondant les rédactions de communiqués quotidiens. Le Parti socialiste l’a davantage mise en avant que les autres têtes de listes départementales. Un exemple tout symbolique: lors du meeting du 11 mars au cirque d’Hiver, elle a été la seule des têtes de listes, avec Huchon, à prononcer un discours et elle était assise au côté des cadors du PS et pas sur la tribune avec Ali Soumaré et les autres.
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Photo: Cécile Duflot en novembre 2009/Crédit: Xavier Cantat via Wikimedia/Creative Commons Attribution 3.0 Unported license
