A Paris, les deux candidats du second tour réalisent des scores très importants. Le 3ème homme de la présidentielle est Jean-Luc Mélenchon. Et le score de Marine Le Pen est bien plus faible qu’au niveau national.
Une capitale coupée en deux
Avec une estimation de vote à 34.8 % pour François Hollande (PS) et 32.2 % pour le président sortant Nicolas Sarkozy, les deux candidats présents au second tour réalisent à Paris des scores supérieurs à ceux enregistrés à l’échelle nationale (respectivement 28.6% et 27.2%).
Deux résultats élevés qui peuvent s’expliquer par le faible score de celle qui complète le podium national : Marine Le Pen, qui ne compte que 6.2 % des intentions de vote dans la capitale. Un résultat qui illustre bien la fracture territoriale qui existe entre les centres-villes et les zones périurbaines.
Les deux candidats présents au second tour se partagent l’ensemble des vingts arrondissements : François Hollande arrive en tête de ce premier tour dans treize arrondissements, Nicolas Sarkozy dans les sept restants. Le président sortant arrive en tête dans les arrondissements situés à l’ouest : 1er, 6ème, 7ème, 8ème, 15ème, 16ème et 17ème. François Hollande dans ceux de l’est : 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 9ème, 10ème, 11ème, 12ème, 13ème, 14ème, 18ème, 19ème et 20ème.
À chaque fois que Nicolas Sarkozy est arrivé en tête dans un arrondissement, ses intentions de vote dépassaient 40% (avec un pic dans le 16ème arrondissement à 64.8 %). Inversement, François Hollande profite de plus de 40% des intentions de vote dans sept des treize arrondissements qu’il remporte. Dans les six autres, son score est compris entre 35 et 40%.
Jean-Luc Mélenchon, le troisième homme
Crédité de 11.1 % des intentions de vote dans la capitale, le candidat du Front de gauche apparaît comme le troisième homme pour les électeurs parisiens, devant François Bayrou (9.3%) et Marine Le Pen (6.2%). Un bon résultat à relativiser car dans les arrondissements où Nicolas Sarkozy arrive en tête, c’est François Bayrou qui complète le podium.
Une percée de la gauche… et de Marine Le Pen
Les trois principaux représentants des partis de gauche ont connu une augmentation de leurs intentions de vote par rapport à l’élection présidentielle de 2007. Avec un score supérieur de 9.9 points à celui de Marie-George Buffet en 2007 pour le Parti Communiste Français, Jean-Luc Mélenchon connaît l’augmentation la plus importante. François Hollande (3 points) et Eva Joly (2.7 points) profitent également d’une hausse de leurs intentions de vote. Les deux candidats de l’extrême-gauche connaissent quant à eux une baisse importante : Olivier Besancenot (NPA) avait recueilli les suffrages de 22 000 électeurs en 2007, Philippe Poutou 6 000… Idem pour Nathalie Arthaud qui a fait un résultat trois fois inférieur à celui de la dernière présidentielle de Arlette Laguiller.
De l’autre côté de l’échiquier politique, Le Front National est le seul parti à connaître une évolution positive (+ 1.6 point). Nicolas Sarkozy limite les dégâts, en connaissant une baisse de 2.9 points.
Au centre, le troisième homme de 2007, François Bayrou, dégringole. Celui qui avait réussi l’exploit d’être second dans le 8ème et 16ème arrondissement en 2007 connaît une baisse de 11.4 points, soit 129 000 électeurs de moins.
Enfin, l’abstention augmente également : 19.6% des inscrits sur les listes électorales ne se sont pas déplacés pour voter, soit 7 points de plus qu’en 2007. Néanmoins, il faut relativiser ce résultat : la participation à l’élection de 2007 avait été exceptionnelle et le premier tour de 2012 se tenait le dernier jour des vacances de Pâques, cela pour l’ensemble des trois zones. Enfin, le résultat de l’abstention à Paris est similaire à celui de la moyenne nationale.
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Cette répartition montre, s’il le fallait, à quel point NS est le candidat du peuple !