Il débarque sur le marché des Lilas, yeux sombres mais traits doux et rieurs. Manteau noir et écharpe rayée, serre des mains, semble décontracté. A 32 ans, Abdelhak Kachouri est tête de liste pour le PS dans le 93. Un nom ô combien symbolique dans ce département où 70 nationalités cohabitent.
Mais l’adjoint à la sécurité de Saint-Ouen rejette toute “conception d’alibi ou de caution” : “c’est nous enfermer dans une conception erronée“. Refusant d’être “la Rachida Dati” du PS, il préfère mettre en avant ses compétences et son expérience du terrain.
Une réussite républicaine
Issu d’une « famille de neuf enfants où seul le papa bosse », il quitte l’école à 16 ans. Enchaîne BAFA, BAFD, et autres diplômes d’animation – « toutes les conneries pour exister socialement » – devient animateur socio-éducatif, puis conseiller spécialiste des violences urbaines, avant de rejoindre enfin le maire de Saint-Ouen, comme second adjoint sur les questions de sécurité. Sa force ? « Ma connaissance du terrain, et donc mon analyse concrète ». C’est dit avec aisance. Et il regorge d’énergie et d’enthousiasme. « On le soutient pour son dynamisme », confie l’un de ses colistiers. Abdelhak embraye sur la « nouvelle génération politique » dont il se réclame. Ses yeux brillent. Des yeux d’enfant qui contrastent avec un regard ferme et assuré. « Une réussite républicaine, des compétences, une expérience, une crédibilité », explicite-t-il. La réussite républicaine, il l’incarne, et se veut ainsi porteur d’espoir pour les jeunes de sa ville: « Moi j’ai réussi grâce aux valeurs de la république, je veux qu’eux puissent se dire : si ce gars là est tête de liste, moi aussi je peux».
« Je veux être utile à ma région »
Viscéralement attaché à sa région, et convaincu que là-bas, les choses commencent à bouger, c’est d’abord à elle qu’il veut être utile. « C’est elle qui a fait de moi ce que je suis », insiste-t-il. Au volant d’une voiture, il sillonne le département, et commente le paysage. Plaisante. Rit. « Alors les filles, vous n’habitez pas en Seine St-Denis ? C’est dommage ! » D’habitude, il se déplace en scooter. Mais là il fait trop froid. Et puis d’un coup, le ton se durcit. Abdelhak évoque les maux de sa banlieue. Tout ce qui pourrit la vie du quartier. Et il en sait quelque chose. A l’entrée de Saint-Ouen, il indique une tour sinistre au loin. « C’est là que j’ai grandi, mes parents y sont toujours; là-bas, c’est une catastrophe internationale. » Violence, trafic de drogue, suicides fréquents. Lugubre tableau. « Et mes copains d’enfance, ils sont soit morts, soit en tôle ». Dans cette ville si chérie, il reconnaît que « tout dégénère très vite ». Les solutions ?
Car Abdelhak Kachouri est avant tout un candidat en campagne. Il file de marché en marché. Lilas, Romainville, Saint-Ouen,… Dans le département, Abdelhak Kachouri n’avance pas seul. Celui qui met en avant une “démarche collective”, bénéficie du soutien de ses aînés politiques. Comme Claude Bartolone, le président du Conseil Général de Seine Saint-Denis, venu soutenir la jeune génération.

C’est un gars qui aime surtout que l’on parle de lui, un bureaucrate de la pire espèce.
Il vient d’ailleurs de coller des affiche avec son portrait sans aucun commentaires politique
juste attention c’est moi que vla…
J’espere que ce genre de bureaucrate va disparaitre au plus vite.
En tout cas si un jour il se présente pas beaucoup de gens voterons pour ce margoulin