Pas de surprise ni de frissons en Ile-de-France. Les sondages ne se sont pas beaucoup trompés. Valérie Pécresse, pour l’UMP, est en tête au premier tour, mais n’a aucune chance de l’emporter au second tour –sauf à séduire beaucoup, beaucoup d’abstentionnistes cette semaine– face à Jean-Paul Huchon. Le président sortant est, lui, déjà en train d’attribuer les postes de sa future majorité, entre socialistes, écologistes et frontistes de gauche. Les grands perdants sont, dans l’ordre croissant, le FN, le MoDem et Olivier Besancenot. [Les chiffres cités ci-dessous sont des estimations données par France 3 et la TNS Sofres et ce sont encore des estimations.]
Une abstention plus forte qu’ailleurs (56,5%)
L’IDF est l’une des régions où l’on a le moins voté ce dimanche (après la Lorraine et l’Alsace). L’abstention atteint plus de 56%. A qui la faute? D’après les «petits» candidats (comme Alain Dolium ou Nicolas Dupont-Aignan qui la trouve «colossale»), c’est parce que l’on n’a pas parlé des «vrais problèmes» des Franciliens. Pour Jean-Paul Huchon, c’est le signe de «l’échec de la politique de Nicolas Sarkozy». Pour Valérie Pécresse, c’est le symbole de «l’immobilisme» de la région, inconnue des électeurs franciliens.
Etre en tête, la victoire de Valérie Pécresse (28%)
Soulagement pour la candidate UMP. Vu l’évolution des sondages, Valérie Pécresse pouvait redouter d’être doublée dès le premier tour par son adversaire socialiste. L’honneur est sauf. Avec 28%, Valérie Pécresse peut user de l’argument «je suis devant Huchon, c’est un désaveu pour le président sortant». Loin de la barre espérée des 30%, elle peut toutefois se féliciter d’être au-dessus de la moyenne nationale de l’UMP, mais n’est pas dans le peloton de tête des candidats de la droite aux régionales.
Quentin Girard et Jérôme Lefilliâtre
Photo, site de Jean-Paul Huchon
